Pourquoi et comment tente-t-on de détruire le CEREGMIA ?

 

A l'heure actuelle, et ce depuis le début d’année 2014, la gouvernance de l’Université des Antilles fait tout pour détruire le CEREGMIA. Les manifestations de cette volonté sont nombreuses et nous  les mettrons en évidence ci-dessous.

Mais il importe de souligner d’ores et déjà que le laboratoire n’a plus de personnel administratif. Les deux personnes y travaillant à ce titre ont été remerciées fin décembre 2014. Les deux ingénieurs qui y travaillaient également ont été remerciés à la même date. En outre, la présidence de l’Université refuse les  missions  aux membres. Enfin, elle a créé un « comité de gestion » pour soi-disant remplacer le directeur et le directeur- adjoint qu’elle a suspendus puis interdits d’accès aux campus universitaires, mais ce comité  n’a jamais  fonctionné ; les doctorants encadrés par le directeur et le directeur adjoint sont en total déshérence :  durant une année de suspension aucun d’eux n’a bénéficié du moindre encadrement, pourtant promis par la présidence de l’Université qui continue de multiplier les entraves à leur encadrement correct par leurs directeurs etc.

 

 

Le souci des dirigeants du CEREGMIA de préserver l’équilibre de l’UAG

 

Les tentatives de destruction du CEREGMIA sont l’une des manifestations et l’un des prolongements de la crise de l’Université des Antilles et de la Guyane (UAG).

 

Cette crise s’est traduite par l’éclatement de l’UAG qui était jusqu’au 31 décembre 2014 une université regroupant trois pôles situés sur trois départements, la Guadeloupe, la Guyane et la Martinique. L’éclatement a été provoqué par la grève du pôle universitaire de Guyane, entamée le 8 octobre 2013. Cette grève n’a pris fin qu’avec la décision ministérielle de créer une université indépendante en Guyane en novembre 2013.

 

Cette décision ministérielle a entraîné par réaction la grève du pôle Martinique, organisée en novembre 2013 par la gouvernance de l’UAG elle-même pour s’opposer à l’avènement d’une université guyanaise de plein exercice. Enfin, la décision ministérielle de créer une université indépendante en Guyane a déclenché la grève du pôle Guadeloupe de mars 2014, avec la revendication d’une université indépendante de Guadeloupe. 

 

Mais, les racines effectives de la « crise » de l’UAG se trouvent dans ce qu’il s’est passé le 25 janvier 2013, au moment de l’élection du président de l’université.

 

En effet, depuis la création de l’UAG en 1982, sa gouvernance obéit à un principe tacite, ou une règle tacite qui est l’alternance des ressortissants des différents territoires à la présidence de l’université.

 

Cependant, dans les faits, seuls les ressortissants martiniquais et guadeloupéens étaient tour à tour présidents de l’université, car la Guyane ne présentait jamais de candidat. C’était seulement pour les élections du 25 janvier 2013 que la Guyane le fit pour la première fois un candidat.

 

Concrètement, en janvier 2013, il n’y avait plus eu d’alternance depuis 2006. En effet, les deux présidents consécutifs précédents étaient martiniquais parce que celui qui était élu en 2006 n’avait pas terminé son mandat et qu’un autre a été élu à sa place en janvier 2009. Alors, les  Guyanais comme les Guadeloupéens estimaient que c’était leur tour, tout comme le soutenaient beaucoup d’autres universitaires de Martinique. En lice, on avait un candidat de Guyane et quatre de Guadeloupe. La grande majorité des universitaires de l’UAG croyait donc que la Martinique ne devrait plus présenter de candidat.

L’argument des opposants à une troisième présidence consécutive martiniquaise, en tête desquels on trouvait les dirigeants du CEREGMIA, était qu’il fallait préserver à tout prix ce qui constituait le ciment de l’équilibre de l’UAG, à savoir le principe tacite de l’alternance polaire à la présidence de l’UAG. En particulier, les dirigeants du CEREGMIA soutenaient que s’il y avait une candidature martiniquaise qui par hasard remportait les élections, cela entraînerait l’écroulement de l’UAG. Parce que cela ferait trois présidences martiniquaises consécutives, soit plus de dix ans de règne de la Martinique. Ce qui ne pourrait qu’être mal vécu par les deux autres pôles.

 

Mais, les universitaires seront surpris par une candidature martiniquaise, celle de l’actuelle présidente de l’université. Celle-ci s’opposera à la règle implicite de l’alternance polaire des présidents de l’UAG et fera campagne sur le thème : « la compétence plutôt que l’alternance ».

 Le pôle martiniquais se trouvera dès lors divisé entre partisans et adversaires de cette nouvelle candidature martiniquaise. Les membres du laboratoire CEREGMIA seront au premier rang des adversaires.

 

Et le hasard qu’ils craignent, se produit lors des élections du 25 janvier 2013. Le président sortant martiniquais soutient très activement la candidate martiniquaise, exploite un incident qu’il a eu avec le candidat guadeloupéen qui se trouve en tête du scrutin au second tour, et réussit de cette façon à faire basculer le troisième tour en faveur de la candidate martiniquaise. Celle-ci est alors élue de justesse, obtenant 14 voix sur les 27 du conseil d’administration.

 

Cette élection est légale, mais elle n’avait été admise, ni digérée à ce jour par les guyanais comme les guadeloupéens. C’est bien là que se situe la clé de la crise qui va secouer l’UAG quelques mois plus tard.

 

De même, la clé de la volonté de destruction du CEREGMIA se trouve également dans cette élection et plus précisément dans l’opposition initiale des responsables du laboratoire à la candidature de la candidate élue le 25 janvier 2013, laquelle préside l’établissement depuis.

 

Les attaques ouvertes visant à démolir le CEREGMIA

 

C’est depuis les mois d’octobre-novembre 2013, que la gouvernance de l’Université des Antilles et de la Guyane  (UAG) devenue Université des Antilles (UA) en juin 2015, s’acharne contre le CEREGMIA par divers moyens :

 

  • attaques diverses à l’Université ;

  • lapidation médiatique continue (injures, dénigrements, humiliations, diffamations, harcèlements);

  • attaques, harcèlements moraux et judiciaires ;

 

Des observateurs externes à l’université l’ont largement constaté, comme l’exprime bien cet article de presse (lire doc1 en ligne): 

 

« Il nous est difficile aujourd’hui d’établir le chiffre exact, tellement il est impressionnant, des mails, courriers, coupures de presse, lettres, de toute sorte mettant en cause l’équipe du CEREGMIA… L’affaire du CEREGMIA, se devait être du pain béni pour CMC[Corinne MENCE-CASTER] et surtout son écran de fumée…Ainsi donc, depuis des mois, les medias et journalistes proches de la Présidence, et le microcosme universitaire ont été les destinataires d'innombrables mails vengeurs, dénonciateurs, de courriers et textes et parfois d’intox... Cette incroyable campagne de CEREGMIA bashing contribua très largement à rendre invivable le climat sur le Pôle Martinique. En retour, insultes, menaces, grafs et tracts anonymes visant tantôt CMC et son entourage étaient devenus le lot quotidien. »

 

Voici un bref aperçu des attaques et harcèlements.

 

Tout commence avec la grève lancée sur le pôle universitaire de Guyane le 8 octobre 2013.  En effet, l’absence de toute réponse de la gouvernance de l’UAG à une demande continue d’ouverture d’une licence professionnelle « Protection de l’environnement » tout au long de l’année 2013, poussera directement l’intersyndicale universitaire de Guyane à lancer une grève le 8 octobre de 2013. Le campus est aussitôt bloqué. Vont suivre des manifestations de rue etc.  Avec comme motif clé, l’ouverture de la licence professionnelle.

 

Cependant très rapidement, d’autres revendications s’agrègent autour de celle d’ouverture de la licence professionnelle, la plus importante étant la demande d’une université guyanaise indépendante immédiate.

 

Le contexte est tendu. Les négociations sont difficiles.

 

La présidence de l’UAG arrivée sur les lieux avec son équipe de gouvernance manquant totalement d’expérience, tente d’imposer sa solution aux grévistes et ne négocie pas.

 

12 octobre 2013 : Pour ne rien n’arranger, le bras droit de la présidente de l’UAG qui est aussi le doyen de la faculté des Lettres de Martinique, M. Raphael CONFIANT, tient des propos orduriers sur les guyanais dans un courriel aussitôt largement diffusé en Guyane (doc 2 en ligne).

 

 « Sé Kréyol guiyanè-la sé on bann enbésil-rasis…

 Sé Guiyanè-la sé on bann rasis ki pa vlé vwè ni Antiyé ni Afriken ni Ayisien. Sel moun yo ka asepté sé Métro é Brézilien paskè po a yo klè é chivé a yo plat ! »

 

Traduction

« Les Créoles Guyanais sont une bande d'imbéciles-racistes…

Les Guyanais sont une bande de racistes qui ne veulent voir ni Antillais, ni Africains, ni Haïtiens. Les seules personnes qu'ils acceptent sont les Blancs et les Brésiliens parce que leur peau est claire et leurs cheveux sont lisses ».

 

Le courriel jette de l’huile sur le feu. Les guyanais, du commun des mortels à la classe politique apportent leur soutien aux grévistes de l’université et descendent dans la rue avec eux. Le mouvement se radicalise et plus aucun guyanais ne veut entendre parler de collaboration avec les Antilles.

Désormais le mot d’ordre devient une université guyanaise indépendante immédiate.

 

A partir de ce moment, le dialogue est rompu avec la présidence de l’UAG et les négociations se font directement avec le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche.

 

21 octobre 2013 : pour masquer cette difficulté majeure, et faire diversion, la présidente de l’UAG adresse un message à la communauté universitaire en faisant deux annonces spectaculaires. Son équipe transmet  aussitôt le message aux médias qui le reprennent en boucle.

 

Dans ce message, elle fait état de  « La disparition de 90% (au moins) des données comptables de l’établissement » et «… plus de 10 millions de recettes sont à recouvrer, dont certains sont d’ores et déjà irrécupérables… ».

 

L’ex-agent comptable de l’Université est immédiatement accusé d’avoir détruit les données comptables pour masquer des malversations. Ce que tous les faits démentent aujourd’hui. En effet, un rapport commandé par la présidence de l’UAG et rédigé totalement à charge contre cet agent comptable par l’IGAENR en juillet 2014 montre en définitive que l’ex-agent comptable n’a détruit aucune donnée comptable !  Ce que montrait déjà une enquête de Guyaweb  (lire doc 17 en ligne). Et surtout ce que la justice a établi à l’issue du procès ayant opposé l’ex-agent comptable à la présidente de l’Université  qui a perdu ce procès.

 

Cela n’empêche, la gouvernance de l’UAG et ses partisans continuent à servir à l’opinion publique leur invention de la « disparition de plus de 90% des données comptables de l’Université » !

 

Mieux, très vite, ils vont transformer le message du 21 octobre 2013 en détournement de 10 millions € à l’UAG par les dirigeants du CEREGMIA. Puis vont communiqué cette rumeur sans fondement aux médias qui le reprendront en boucle à ce jour. Y compris des médias qui comme Mediapart.

 

Or, il faut le souligner, aucun document de l’Université des Antilles et de la Guyane (rapports, comptes administratifs, bilans comptables etc.) n’atteste, à ce jour, la disparition de 10 millions d’euros dans l’établissement. De même aucune enquête judiciaire n’a non plus confirmé à ce jour cette disparition.

 

30 octobre 2013 : les négociations directes entre guyanais et ministère de l’enseignement supérieur débouchent sur une annonce spectaculaire de la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche à l’issue du conseil des ministres, à savoir que la décision a été prise au niveau politique de créer une université indépendante en Guyane. C’est donc l’éclatement de l’UAG que redoutaient tant les dirigeants du CEREGMIA neuf mois plus tôt.

 

Les attaques contre le CEREGMIA en réponse à l’éclatement de l’UAG

 

Avec l’éclatement de l’UAG, les dirigeants du CEREGMIA ont commis le péché des sorciers du Moyen Âge, à savoir prédire un évènement qui se réalise. Ils seront dès lors la cible première de la gouvernance de l’UAG qui les accuse aussitôt d’avoir été les auteurs de la grève en Guyane et donc les artisans de la désintégration de l’université. L’argument concocté à l’appui de leur thèse est que les dirigeants du CEREGMIA ont provoqué la désintégration de l’UAG pour masquer leurs détournements de fonds. 

 

Les attaques sont organisées en plusieurs opérations simultanées.

 

5 novembre 2013. La gouvernance de l’UAG lance « une grève dite étudiante » sur le pôle universitaire de Martinique. Ce jour-là, c’est le vice-président du pôle Martinique lui-même qui convoque une assemblée générale des personnels et usagers du campus de Martinique, laquelle décide, séance tenante, d’une grève et des manifestations de rue qui vont bloquer le campus pendant trois semaines.

 

L’objectif clé de la grève est de s’opposer à l’avènement de l’université indépendante de la Guyane en obligeant le ministère à faire machine arrière.

 

Les responsables du CEREGMIA s’opposent à la grève et n’y prennent pas part. Ce qui va accroître d’un cran la rage de la gouvernance de l’UAG contre eux.

 

Dès lors des rumeurs persistantes sur le pôle universitaire de Martinique font état d’attaques imminentes de la gouvernance de l’UAG contre eux.

 

16 novembre 2013 : un maître de conférences de Guadeloupe, M. Philippe VERDOL, vraisemblablement socialité par la gouvernance de l’UAG lance les premières attaques.  Dans un message diffusé à la communauté universitaire  (personnels administratifs, enseignants, étudiants), M. VERDOL dénonce les mandarins du pôle Guadeloupe, et le directeur du CEREGMIA qualifié de parrain de même que ses collaborateurs qualifiés de filleuls ; puis il parle de système mafieux.

 

La gouvernance de l’UAG transmet aussitôt ce message aux médias, puis entre elle-même à son tour dans la danse pour braquer tous les projecteurs de l’actualité médiatique sur le CEREGMIA, en vue de reléguer au second et enterrer même la question de la gestion de la crise en Guyane.

 

21 Novembre 2013 : Un dossier accusant le CEREGMIA de malversations financières est préparé par la gouvernance et adressé à Médiapart par le bras droit de la présidente de l’UAG, M. Raphael CONFIANT avec l’accord de la présidente de l’UAG.

 

26 novembre 2013 : la gouvernance et ses partisans mènent deux actions contre le CEREGMIA.

 

D’abord le professeur Cécile ELISABETH-BERTIN, grande amie de la présidence de l’UAG, publie une violente pétition contre le CEREGMIA à partir de la messagerie professionnelle de l’établissement, atteignant ainsi, enseignants-chercheurs, personnels administratifs et étudiants. Le message affirme que :

« Des agissements très graves impliquant des membres de l’université ont été mis en évidence dans le rapport de la Cour des comptes remis à l’établissement en janvier 2013… Ces errements et malversations s’ancrent dans la durée, sans que jamais les individus mis en cause n’aient été réellement inquiétés… Où est l’Etat dans cette affaire ?... À l’inverse, il est intéressant de noter qu’à chaque fois qu’une dynamique d’assainissement a été ébauchée, on a assisté à des manœuvres de déstabilisation, voire d’empêchement des gouvernances de l’UAG qui s’y sont attelées. C’est la situation à laquelle nous sommes de nouveau confrontés aujourd’hui. C’est en effet au moment même où devait débuter un audit financier qu’une crise grave éclate à l’UAG. Que fait l’Etat ?

Au vu de ces éléments, les signataires exigent :

- la mise sous tutelle immédiate du laboratoire CEREGMIA, qui sert d’officine à ces pratiques

- que l’Etat et ses représentants prennent enfin leurs responsabilités afin de faire cesser des pratiques mafieuses qui gangrènent l’UAG depuis des décennies ;

- que la mission d’inspection générale sur le CEREGMIA revienne dans l’établissement dans les plus brefs délais afin de faire la lumière sur les pratiques qui y ont cours ;

Les signataires invitent tous les citoyens épris de justice et soucieux du devenir de leur université à signer eux aussi cet appel (uag.pourdesbasessaines@gmail.com) pour dénoncer publiquement et sans ambiguïté une organisation mortifère… »

 

Ce même 26 novembre 2013, une fois la pétition de Mme ELISABETH-BERTIN diffusée, la présidente de l’UAG organise elle-même une conférence de presse et informe qu’elle se sent menacée. La presse en rend compte ainsi : « …la Présidente de l’Université des Antilles et de la Guyane s’interroge sur la volonté de certains (universitaires ?) de vouloir bloquer le fonctionnement de l’institution. Qui se cacherait derrière des manœuvres ? C’est là toute la question qui hante les esprits dans les couloirs de l’UAG. Une chose est certaine, il y a beaucoup de tensions à l’UAG et les récents conflits ont montré, s’il en était encore besoin, qu’il y règne un profond malaise. A qui profite le crime s’interrogent d’autres universitaires… »  

 

La Présidente de l’UAG serait-elle en danger ? Qui lui en veut ?

 

 C’est la question qui est sur toutes les lèvres à l’issue de la conférence de presse.

 

La présidente elle-même apportera sa réponse le lendemain.

 

27 novembre 2013 : à 6h15, elle est reçue sur Radio Caraïbe Internationale en Martinique  où elle laisse comprendre clairement que c’est le CEREGMIA qui la menace en raison de ses efforts pour assainir l’université, livrant ainsi le CEREGMIA en pâture.

 

Aussitôt après l’intervention, ses soutiens comme Mme ELISABETH-BERTIN, interviennent dans les médias, lancent l’information que le CEREGMIA est un haut-lieu de malversations financières monstrueuses, puis instrumentalisent le rapport de la cour des comptes, en appelant le public à lire uniquement les pages de ce rapport consacrés aux activités du CEREGMIA.

 

En réponse, les responsables du CEREGMIA organisent une conférence de presse ce 27 novembre 2013 pour démentir toute forme de menace de leur part à l’encontre de la présidente de l’université et toutes les allégations de détournements de fonds proférées par la présidence et ses partisans. C’est leur première et dernière intervention médiatique. La presse titre à propos qu’« Au lendemain de l'intervention de la présidente de l'UAG, Corinne Mencé-Caster, qui a dénoncé publiquement celles et ceux qui l'empêchent de travailler, d'appliquer son programme, et d'assainir la gestion de l'université, Fred Célimène, directeur du CEREGMIA, régulièrement mis en cause ces derniers temps, est sorti de son silence. » (France Antilles Martinique, 28 novembre 2013).

 

28 novembre 2013 : les agressions de la présidence et ses soutiens contre la direction du CEREGMIA usent d’un nouveau moyen. Ce jour, M. Jean-Georges CHALI, vice-président à la formation continue du pôle Martinique, diffuse personnellement et avec l’aide de quelques étudiants des tracts anonymes sur le campus de Schœlcher, tracts dans lesquels le directeur, le directeur-adjoint du CEREGMIA et le doyen de la faculté de Droit et d’Economie de la Martinique sont nommément accusés de malversations financières.

 

Ce même 28 novembre 2013, M. CONFIANT met en ligne le tract anonyme sur son blog Montray Kreyol sous la forme d’un article de Julien Frémont. Il, est à noter que c’est un dossier de Julien Frémont que M. CONFIANT a adressé à Médiapart le 21 novembre 2013.

 

Toujours ce 28 novembre 2013, le tract anonyme est  également mis en ligne sur le blog  Bondamanjak qui deviendra le principal blog de publication des documents de l’équipe présidentielle de l’UAG attaquant le CEREGMIA et ses dirigeants.

 

Toujours ce 28 novembre 2013, M. CONFIANT planifie, avec des étudiants, d’envahir l’assemblée régionale de la Martinique le 3 décembre 2013 en vue d’empêcher le vote d’une subvention au profit d’un projet de l’université dont le chef d’opération est le directeur du CEREGMIA.

La présidente de l’UAG, bien qu’informée par M. CONFIANT de ce projet d’envahissement laisse faire !

 

2 décembre 2013 : face aux agressions répétées de la gouvernance contre le CEREGMIA et suite à la distribution des tracts anonymes sur le campus, le doyen de la faculté de droit et d’économie de la Martinique, M. Carpin fait une mise au point à l’ensemble de la communauté universitaire en écrivant : « Le  caractère spécieux des arguments entendus et écrits, ici et là, ainsi que les mises en cause personnelles qu'ils contiennent, me conduisent, après avoir respecté le devoir de réserve que m’imposent mon statut et ma fonction à l’Université des Antilles et de la Guyane, à rompre le silence que j'ai observé jusque-là.

Dans le rapport de la Cour des comptes, dont les éléments ne sont jamais restitués en contexte par ces requérants virtuels aussi bien signataires qu'anonymes, c'est l'UAG qui est en cause dans la mise en place du contrôle interne (…) Aussi, les questions que soulève ce rapport relèvent des instances propres de l’UAG… Dès lors, on peut remarquer que les emportements et dénonciations auxquels on assiste révèlent la profonde incapacité de la gouvernance de l’UAG à régler les problèmes de l’établissement en interne.

…je tiens à rassurer les étudiants. Je veux les assurer de l'indéfectible attachement des enseignants, enseignants-chercheurs et chercheurs de la Faculté de Droit et d'Économie de la Martinique  à leurs missions d’enseignement et(ou) de recherche comme celui de ses services administratifs au bon fonctionnement de la composante et à l'efficacité de son action sur le pôle Martinique ».

 

4 décembre 2013, la présidente de l’UAG, visant le CEREGMIA, annonce à l’ensemble de la communauté universitaire, par un message de son vice-président à la communication, qu’elle porte plainte « pour les faits mentionnés dans le rapport de la cour des comptes. »

 

Malgré cela, la gouvernance ne cesse pas ses attaques médiatiques, bien au contraire elle les amplifie, en recourant à deux réseaux qu’elle a mis en place à l’extérieur de l’université, à savoir, un réseau politique et un réseau de la société civile :

 

  • Le réseau politique est constitué du Mouvement Indépendantiste Martiniquais (MIM) et ses alliés, mouvement politique dont sont  proches la présidente et son bras droit, M. CONFIANT;

 

  • Le réseau de la société civile est constitué d’organisations syndicales, d’associations diverses ainsi que de  plusieurs comités de soutien que la gouvernance s’est créés.

  •  

Il s’agit du comité « soutenons Corinne Mence-Caster dans son combat pour sauver l’université », présidé par Mme SOREL.

Il s’agit ensuite du « comité défense citoyen », présidé par Mme Baucelain.

Puis en mai 2015, est créé un troisième comité, « le Komité Justice Egalité » et enfin en septembre 2015 est créé un quatrième comité de soutien dénommé AGMPE (Association Gwadloup-Matinik de Parents d'Etudiants).

 

Pétitions, conférences de presse, pression sur les élus, la société civile, manifestations publiques de soutien à la présidente de l’UAG sont organisées par ces comités au cours desquelles est dénoncé de façon récurrente le CEREGMIA, régulièrement accusé d’avoir détourné 10 millions d’euros.

 

2 janvier 2014, la présidente de l’UAG dépose une plainte contre X pour détournements de fonds à la police judiciaire de Martinique, et précise que  la plainte concerne des faits survenus entre 2009 et 2013.

 

9 janvier 2014 : le député indépendantiste martiniquais, M. Alfred MARIE-JEANNE, homme de premier plan du réseau politique de la gouvernance, adresse une lettre au Premier Ministre français pour dénoncer le CEREGMIA et l’inviter à intervenir directement contre le laboratoire : le député reprend dans son courrier la pétition ELISABETH-BERTIN du 26 novembre 2013.

 

03 février 2014 : la présidente de l’UAG anime l’émission Grand Angle de Radio Caraïbes Internationale dans laquelle elle poursuit ses accusations de malversations financières contre le  CEREGMIA.

 

7 février 2014 : la présidente de l’UAG adresse un courriel à l’ensemble de la communauté universitaire, courriel qui est une réponse du ministère de l’enseignement supérieur à un de ses messages précédents. Ce courriel annonce implicitement des agressions en cours de préparation contre le CEREGMIA via l’IGAENR en écrivant : « Nous avons bien noté, avec Eric Piozin, la liste des questions pratiques que vous avez posées et qui appellent à réponses de notre part, dans les meilleurs délais. J'ai également pu faire le point avec Françoise Boutet-Waiss de retour en métropole. J'ai encouragé l'IG [IGAENR] à produire au plus vite une note sur le CEREGMIA. »

 

9 février 2014 : Exaspéré par les attaques et harcèlements continus sous diverses formes ainsi que cette nième agression de la présidente de l’UAG, le directeur-adjoint du CEREGMIA, M. LOGOSSAH répond, par la messagerie intranet, au message du  7 février 2014. La présidente s’offusque et considère qu’elle est diffamée. Elle portera plainte devant le tribunal correctionnel de Fort-de-France qui, dans une ordonnance de non-lieu du 21 juillet 2015, estime qu’il n’y a pas eu diffamation. Par ailleurs, la présidente de l’UAG a porté le même courriel devant la section disciplinaire qui n’a pas non plus retenu l’infraction de diffamation, estimant simplement qu’il s’agit « d’un courriel inapproprié ».

 

8 mars 2014 : la présidente de l’UAG est l’invitée de l’émission Club Actu d’Antilles Télévision (52 minutes d’émission). Elle y a poursuivi ses harcèlements, dénigrements, calomnies contre le CEREGMIA, estimant que le problème principal qui se pose à l’UAG est un problème de gestion des fonds européens et que le terme mafia est celui qui qualifie le mieux le CEREGMIA.

 

10 mars 2014 : M Marie-Jeanne organise une déclaration à la presse accusant le CEREGMIA et rend publique sa lettre au Premier Ministre du 9 janvier 2014, proclamant : « Par lettre en date du 09 janvier 2014, j’ai cru de mon devoir d’écrire au Premier Ministre pour l’informer de la situation au laboratoire CEREGMIA de l’Université des Antilles et de la Guyane. Cette lettre étant restée sans réponse jusqu’à ce jour, j’ai décidé de la publier car tout silence relèverait de la complicité ».

 

19 mars 2014. Une grève éclate sur le pôle universitaire Guadeloupe. Objectif : obtenir une université indépendante dans un cadre confédéral. Le campus est totalement fermé jusqu’au 16 avril 2014.

 

20 mars 2014 : Face aux nouvelles difficultés avec l’entrée en grève de la  Guadeloupe, la gouvernance utilise de nouveau le CEREGMIA. Un groupe de partisans de la présidente de l’UAG ayant à sa tête M. Raphael CONFIANT et Mme Cécile ELISABETH-BERTIN envahit le bureau du procureur de la république de Martinique pour exiger l’accélération de la procédure judiciaire contre le CEREGMIA (lire doc 16 en ligne).

Les envahisseurs du bureau du procureur sont munis à l’occasion du projet de rapport de l’IGAENR concernant le CEREGMIA, projet de rapport pourtant en phase contradictoire et réputé non communicable. 

 

21 mars 2014, au lendemain de l’envahissement, le procureur de la république ouvre l’information judiciaire contre X pour « détournements de fonds et escroquerie en banques organisées au détriment de l’UE ».

 

Mais alors qu’il s’agit d’une information contre X, la gouvernance de l’Université et ses partisans (blogs Montray Kreyol, Bondamanjak, Freepawol..) proclament en continue dans les médias depuis, que le procureur a ouvert une information pour détournements de fonds et escroquerie en banques organisées contre le CEREGMIA.

 

6 mai 2014 : le député indépendantiste MARIE-JEANNE pose une question au gouvernement et accuse le CEREGMIA de pratiques frauduleuses et réclame qu’il soit puni, annonçant notamment : « Il faut ajouter à ces désagréments des révélations qui mettent directement en cause un laboratoire de recherche, partie intégrante de l’UAG. Des pratiques frauduleuses ont été épinglées à maintes et maintes reprises par la Cour des comptes. Ses recommandations sont demeurées jusqu’ici lettre morte. En fait, nous assistons à une véritable liquidation. Cette liquidation n’est-elle pas le moyen délibérément choisi pour conserver une impunité qui dure depuis de très longues années ? Que de complaisances ! Que de connivences ! »

 

13 mai 2014 : la présidente de l’UAG présente son projet d’université à son comité de soutien dans une manifestation publique à l’extérieur de l’Université. Etaient présents à ses côtés ses alliés du mouvement indépendantiste martiniquais dont le député MARIE-JEANNE. Le CEREGMIA est bien entendu attaqué et calomnié à l’occasion.

 

14 mai 2014. La présidente de l’UAG accorde une interview au quotidien martiniquais France-Antilles dans laquelle elle affirme qu’il y a eu des détournements de fonds au CEREGMIA :

« Question : Vous accréditez les accusations « d'agissements mafieux » lancés à l'encontre du président du CEREGMIA ?

CMC : … Il y a eu durant des décennies … des détournements de fonds …

Question : Ça a le mérite d'être clair. Maintenant, qu'allez-vous faire ?

CMC : Je rappelle qu'en ce moment un cabinet d'audit est dans nos locaux pour faire le compte de ce que l'on doit aux bailleurs internationaux, nationaux et locaux. D'ores et déjà, l'UAG doit rembourser un million d'euros à la préfecture de Martinique ; au titre de trois projets du CEREGMIA. » (doc3 en ligne)

 

NB : Remboursements. Il faut noter que les remboursements dont parle la présidente ne sont pas des remboursements demandés pour détournements de fonds, mais pour arrêts injustifiés des projets à la suite de la suspension de leur chef d’exécution par la présidente de l’UAG elle-même.

 

19 mai 2014 : la gouvernance de l’UAG fait publier un article par Médiapart accusant les dirigeants du CEREGMIA de détournements de plusieurs millions de fonds européens. Article repris dans les médias nationaux et internationaux. La présidente de l’université y qualifie elle-même le CEREGMIA de système mafieux.

Cependant l’article est complètement bâclé : aucune enquête sérieuse n’a été menée (lire doc 4 en ligne). Voici deux exemples :

Médiapart écrit en effet : « Le Ceregmia a par exemple signé un contrat de plus d’un million d’euros avec la société Filiatis pour «rechercher des subventions destinées à financer des projets de recherche », le 26 mai 2009. La Cour des comptes relève que ce marché n’a donné lieu à aucune mise en concurrence… ».

 

La journaliste de Mediapart n’a jamais lu le rapport de la cour des comptes qu’elle cite et met pourtant en ligne dans son article (lire doc 14 et doc 15 en ligne). Car ce rapporte indique, page 69 que :

a) le contrat en question est signé par le président de l’université et non le directeur du CEREGMIA ; b) que le montant de la prestation de Filiatis est de 65 000€, et jamais de « plus d’un million d’euros » avancé par Médiapart.

 

Autre illustration : Médiapart écrit : « Mediapart a eu accès au contrat de 82 000 euros, conclu par le laboratoire en octobre 2009…. Le montant du contrat… s’accompagne de factures s’élevant au total à 165 000 euros ».

 

Là encore, un simple coup d’œil sur le contrat montre que Mediapart ne l’a jamais lu. En effet :

a)  PRO’service a signé un contrat le 1er octobre 2009, lequel a été renouvelé le 12 novembre 2010 ;

b) ces contrats sont tous signés entre PRO’service et l’Université des Antilles et de la Guyane ;

c) c’est le président de l’université qui a signé ces contrats et non le directeur du CEREGMIA ;

d) le montant de chacun de ces deux contrats s’élève à 82 500€ et non à 82 000€ comme indiqué par Médiapart ;

e) la facture de 165 000€ citée par Médiapart correspond au montant des deux contrats;

f) ainsi donc, il n’y pas eu un contrat pour 82 000€ avec une facture payée s’élevant à 165 000€ comme le fait croire Mediapart (lire doc4 en ligne). 

 

22 mai 2014, dans une interview au journal Le Monde, la présidente de l’UAG traite le CEREGMIA de « système mafieux ».

 

 26 mai 2014, la présidente de l’UAG suspend le directeur et le directeur-adjoint du CEREGMIA pour un an. L’information est largement diffusée dans les médias et les arrêtés de suspension de même que « les conclusions et préconisations » du rapport de l’IAGENER sont rendus publics (http://politiques-publiques.com/martinique/uag-fred-celimene-suspendu/).

 

26 mai 2014, la présidente de l’UAG retire la délégation de signature à M. le doyen de la faculté de droit et d’économie de la Martinique : il est membre du CEREGMIA et accusé d’ordonner « des dépenses irrégulières ». La présidente évoque le rapport de l’IGAENR, mais celui-ci n’a jamais fait une telle préconisation.

 

28 mai 2014, les partisans de la présidente de l’UAG en tête desquels on trouve M. CONFIANT et Mme ELISABETH-BERTIN organisent un rassemblement sur le campus universitaire de Schœlcher, convoquent les médias et réclament une université nettoyée de la mafia en visant le CEREGMIA.

 

5 juin 2014, le bras droit de la présidente, M. CONFIANT met en ligne sur son blog (Montraykreyol) le message de suspension des dirigeants du CEREGMIA délivré à la communauté universitaire par la présidente) qui stipule :

 « Par exemple, les rapports de la préfecture de la Martinique qui seront transmis aux administrateurs de l’établissement, mettent en évidence des dérapages qui ne peuvent être cautionnés plus longtemps. Ces documents font état d'irrégularités récurrentes d’un projet à l’autre. Ainsi, un des rapports met ainsi en exergue que sur 600 000 euros de dépenses effectuées et contrôlées par les auditeurs, 594 000 euros sont inéligibles. L’établissement aura donc à rembourser les avances et/ou ne percevra pas les remboursements FEDER associés.

Un autre rapport, en lien avec l’un des projets concernés par la déprogrammation en 2011 –le projet EIC- souligne un taux d’irrégularité proche des 10%, alors que le taux d’irrégularité toléré est en moyenne de 2%. Précisons que normalement de telles irrégularités doivent faire l’objet d’une déclaration à l’OLAF (organisme européen de lutte anti-fraude)».

 

NB : il faut préciser ici que l’inéligibilité dont parle la présidente de l’UAG n’est pas synonyme de détournements de fonds.

 

1) dans la réglementation européenne, une dépense est déclarée inéligible lorsque les pièces comptables réclamées pour sa justification ne sont pas toutes présentées ; par exemple, une facture, une attestation de mise en concurrence…, ou une fiche de paye pour une rémunération ;

2) dans la réglementation sur les fonds européens, l’autorité qui justifie l’éligibilité des dépenses devant l’autorité de gestion des fonds européens (préfecture ici) est l’autorité qui a signé la convention attributive de la subvention. A l’Université, c’est toujours le président qui justifie les dépenses car étant l’autorité porteur de projet (qui signe la convention). Donc, c’est parce que la présidente n’a pas apporté elle-même les pièces demandées par la préfecture lors du contrôle que les dépenses ont été déclarées inéligibles. Il s’agit en réalité d’une inéligibilité organisée par elle-même pour provoquer des remboursements, qu’elle cherche à présenter à posteriori comme  des preuves des détournements de fonds !   

 

9 Juin 2014 : M. CONFIANT reconnaît les attaques et harcèlements médiatiques dont ils ont été les auteurs contre le CEREGMIA dans un courrier adressé à leurs alliés et publié par Politiques-publiques-matinique.com en écrivant : « Chers (es) combattants…Nous avons manifesté, distribué des tracts, interpellé le Procureur de la république, multiplié mails et articles de presse ainsi qu’interventions dans les médias audiovisuels… Les mafieux reviendront tranquillement sur nos campus (car le CEREGMIA est installé en Martinique, Guadeloupe et Guyane)…Il s’agit d’une défaite pour nous… et ceux qui se seront employés à sauver les mafieux le paieront très cher le moment venu. »

 

23 juin 2014 : le député indépendantiste martiniquais NILOR poursuit les attaques par une question au gouvernement, et dénonce le CEREGMIA, accusé  de se livrer à des pratiques frauduleuses et condamnables banalisées depuis longtemps.

 

12 juillet 2014 : le député MARIE-JEANNE dénonce très violemment le directeur et le directeur-adjoint du CEREGMIA lors d’une émission politique sur sa radio RLDM de Martinique. Il les accuse  nommément d’avoir commis des malversations, d’avoir délivré de faux diplômes et prétend tirer ses informations du rapport définitif de l’IGAENR.

 

15 juillet  2014 : Le blog Bondamanjak, site privilégié de communication de la présidence de l’UAG, poursuit les dénigrements contre le CEREGMIA qu’il compare au virus de la dingue chikungunya.

 

3 septembre 2014 : la présidente de l’UAG diffuse largement un communiqué mensonger à tous les médias ainsi qu’à l’ensemble de la communauté universitaire, communiqué annonçant que le CNESER vient de dépayser la procédure disciplinaire contre les dirigeants du CEREGMIA parce qu’il aurait jugé les faits graves ; Or, le dépaysement ne sera prononcé que le 14 octobre 2014.

 

14 septembre 2014. La présidente de l’UAG anime l’émission décryptage de la radio-télévision Martinique 1ere et dénigre comme à son habitude le CEREGMIA. On remarque au passage que lors de l’émission, la présidente de l’UAG assure que les menaces contre elle ont cessé, et affirme de surcroît qu’elle n’a jamais craint pour son intégrité, alors qu’elle a toujours annoncé que des menaces contre elle proviendraient du CEREGMIA, au point d’avoir demandé et obtenu la protection fonctionnelle!

 

9 décembre 2014 : la présidente de l’UAG agresse le professeur émérite Jean MARTI du CEREGMIA en lui adressant le courrier suivant : « Monsieur le Professeur, Si je vous adresse ce courrier, ce qui n’est pas l’usage, pour la fin de votre éméritat, c’est que j’ai été informé du mail que vous avez adressé à Madame Abaul. Dans ce message vous attaquez  directement la gouvernance de l’établissement que je préside et qui vous a permis de bénéficier du statut de professeur émérite pendant 11 ans. J’en prends acte. Je vous rappelle que depuis le 2 septembre 2014, vous ne disposez plus des prérogatives liées à l’éméritat. En conséquence aucune mission vous concernant ne pourra désormais être prise en charge par l’établissement. Par ailleurs je vous informe que vous serez radié de la liste des enseignants disposant d’une adresse professionnelle à l’université, dans les 15 jours qui suivent l’envoi de ce courrier. Je vous demande en conséquence de bien vouloir prendre, dans les plus brefs délais, toutes les dispositions nécessaires pour remettre à l’établissement, s’il y a lieu, le matériel qui vous aurait été prêté dans le cadre de l’éméritat qui vous a été accordé » (lire doc 5 en ligne).

 

De même en septembre 2015, la présidente de l’UAG refusera de renouveler l’éméritat du professeur Michel HERLAND du CEREGMIA : le motif n’est pas difficile à deviner. Il est membre du CEREGMIA…

 

11 décembre 2014, le député MARIE-JEANNE poursuit ses harcèlements contre le CEREGMIA et écrit à la ministre de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur, demandant « le règlement sans compromissions des affaires relatives au CEREGMIA et la ratification de la loi sur l’université des Antilles ».

 

31 décembre 2014 : la présidente de l’UAG a mis fin au contrat des deux personnels administratifs travaillant au CEREGMIA, Mmes SERBIN et BETIS. Leurs fautes ? Elles ne sont pas difficiles à deviner…elles travaillent pour le CEREGMIA. Devant ces abus, une syndicaliste de l’UAG écrit à sa représentation nationale le 26 novembre 2014 : « je te demande de bien vouloir faire le nécessaire en très grande urgence afin que j'envoie ce courrier déjà par email à la présidence (…) qui je te le rappelle m'a clairement fait comprendre qu'elle ne souhaitait pas garder cet agent à l'université à cause de l'affaire CEREGMIA (la gouvernance est en train de tuer le laboratoire CEREGMIA!) » (lire doc 6 en ligne).

 

31 décembre 2014 : comme pour le personnel administratif, les deux ingénieurs travaillant au CEREGMIA ont aussi été remerciés par la présidente de l’UAG en refusant de renouveler leurs contrats : il s’agit de l’ingénieur travaillant sur la construction durable et de celui qui assure la formation aux porteurs de projets européens. 

 

On peut signaler, s’agissant de ce dernier, que la demande de la formation abonde au point que le formateur n’a pas hésité à créer une structure privée de formation.

 

Enfin, signalons qu’en 2015, la présidente a brutalement mis un terme à la licence en ligne Economie-Gestion ouverte en Haïti et géré pour le compte de la faculté de droit et d’économie de la Martinique par le directeur du CEREGMIA par ailleurs, chef de la section sciences économiques de la faculté.

 

26 janvier 2015 : Le vice – président aux affaires juridiques de l’université accuse, depuis Toulouse où il est entendu par la commission d’instruction de la section disciplinaire, la région Martinique d’avoir désigné le directeur du CEREGMIA au conseil d’administration de l’IMSEPP. Pourtant c’est le CA de l’UAG auquel il appartenait et où il était présent, qui avait voté à l’unanimité cette désignation depuis 2012 (lire doc 7 en ligne).

 

26 février 2015 : lors de son intervention dans l’émission décryptage de radio-Martinique 1ere, la présidente de l’UAG déclare que le CEREGMIA est l’une des causes principales des difficultés budgétaires de l’UAG. 

 

8 mars 2015 : Une pétition concoctée par le bras droit de la présidente de l’UAG dénonce le CEREGMIA, qualifié de fléau de l’université.

 

10 mars 2015 : Le bras droit de la présidente, M. CONFIANT, fait l’annonce publique que les dirigeants du CEREGMIA ont commis des malversations de 4 millions d’€ et que l’état ne fait rien contre eux. Le vice-président aux affaires juridiques renchérit que la procédure pénale contre les dirigeants du CEREGMIA traîne trop et qu’il y a des complicités au niveau de l’Etat.

 

5 mai 2015 : M. CONFIANT publie sur son blog Montray Kreyol un article où il menace les dirigeants du CEREGMIA en ces termes : « Si j'avais détourné 400 euros d'argent public (...) j'aurais été mis en examen.  Par contre, quand une bande de voyous détourne 10 millions d'euros (…)  ils peuvent continuer à se pavaner tranquillement au vu et au su de tous… la Martinique est un territoire sous tutelle française et que l'Etat français a l'obligation d'y faire respecter la loi. Ses propres lois ! Ce qu'il se garde bien de faire s'agissant des voyous du CEREGMIA. Je prends acte de cette infamie (…) et j'avertis les voyous qu'il n'y aura ni cessez-le-feu ni trêve ni calumet de la paix ni armistice. »

 

6 mai 2015 : M. CONFIANT publie sur son blog, un article dans lequel il attaque : « les mises en examen nominatives de la direction du CEREGMIA et de la Fac de Droit existent bien, les chèques encaissés en Haïti à l’insu de l’université, au nom de ceux qui se réclament grands coopérateurs devant l’Eternel, sont bel et bien là, eux aussi. »

 

 8 mai 2015 : M. CONFIANT publie sur son blog un article consacré à la manifestation qu’il a organisée et conduite lors de la visite du président Hollande à la Martinique ; dans l’article on le voit brandissant une pancarte proclamant : « Monsieur Hollande, la jeunesse ou le CEREGMIA ? Justice » (doc 8 en ligne).

 

9 mai 2015 : M. CONFIANT publie sur son site un article où on lit : « Fred Célimène, ex-directeur de cette mafia qu'est le CEREGMIA ».

 

25 mai 2015 : M. CONFIANT publie sur son blog, un article attaquant la direction du CEREGMIA sans jamais la nommer, écrivant : «Depuis quelque temps, on n’entend que ce slogan dans la bouche de certains élus politiques qui ne se sont jamais émus des 9 millions d’euros disparus (…) 9 millions d’euros, dans un pays où  (…) 60% des étudiants inscrits à l’UAG sont boursiers à l’échelon 6, c’est énorme ! Et pas un mot pour dénoncer tout cet argent détourné (…) Une coopération universitaire à Haïti qui tourne à l’escroquerie au diplôme (ce fameux master en management) et à l’enrichissement personnel (chèques directement perçus en Haïti) : que du faux et une esbroufe d’envergure !».

 

25 mai 2015 : la suspension d’un an du directeur et directeur-adjoint du CEREGMIA assorti d’une interdiction d’accès à l’université d’un an, prend fin.

 

26 au 29 mai 2015, mais la présidente de l’UAG et ses soutiens entendent s’opposer à tout prix au retour du directeur et du directeur-adjoint du CEREGMIA à l’université. Ils mettent au point un plan que M. CONFIANT est chargé d’exécuter. Ainsi, dès le 26 mai 2015, à 5 heures du matin, M. CONFIANT organise le blocage du campus de Schœlcher pour soi-disant “s’opposer au retour des mafieux du CEREGMIA” (voir doc 18 en ligne : M. CONFIANT appuyé contre son véhicule utilisé pour entraver l’entrée du campus). A l’occasion, il agresse physiquement et verbalement le professeur émérite Michel HERLAND, sans doute coupable à ses yeux d’être du CEREGMIA (lire doc 19 en ligne).

 

29 mai 2015, la présidente de l’université rend le directeur et le directeur-adjoint du CEREGMIA responsables du désordre créé par M CONFIANT et ses amis qui ont dressé les barricades à l’entrée du campus universitaire et prend un arrêté leur interdisant l’accès aux campus pour un mois. Aussitôt, M. CONFIANT adresse l’arrêté aux médias.

 

26 mai 2015 : M. CONFIANT publie sur son blog Montray Kreyol, un article repris d’un autre blog (Bondamanajak), lequel affirme : « Et si le laboratoire CEREGMIA avait détourné les fonds européens pour alimenter une caisse noire en Martinique? (…) Dans le cas du CEREGMIA…près de 10 millions d’euros se sont « évaporés ».

 

9 et 10 juin 2015, la commission disciplinaire de l’université Toulouse 1 Le Capitole juge le directeur, le directeur-adjoint du CEREGMIA et le doyen de la faculté de droit et d’économie suite à la plainte disciplinaire déposée contre eux par la présidente de l’UAG. Contre les deux premiers, la présidente a requis la révocation immédiate. Contre le doyen, elle a requis la suspension de 5 ans.

 

17 juin 2015, le verdict de la commission disciplinaire de l’université Toulouse 1 Le Capitole est proclamé. Il rejette les demandes de la présidente. Il invalide aussi quasi-totalement le rapport à charge de l’IGAENR. La présidente s’oppose au verdict et le critique publiquement. Elle est en tout cas décidée à ne pas l’observer alors que tout verdict de section disciplinaire est immédiatement applicable nonobstant appel. Puis elle fait appel de la décision devant le CNESER.

 

18 juin 2015, suite au verdict de la commission disciplinaire, MM. CELIMENE et LOGOSSAH retournent sur leur lieu de travail à l’université. La présidente de l’université s’oppose à ce retour et demande par courrier au doyen de la faculté de droit et d’économie de leur signifier qu’ils sont indésirables sur le campus prenant prétexte de son arrêté du 29 mai 2015.

 

23 juin 2015,  M. CONFIANT réagit à ce verdict en publiant sur son blog le rapport à charge de l’IGAENR contre MM. CELIMENE et LOGOSSAH, écrivant : « Le rapport de l'IGAENER n'a pas été rendu public. En voici tout de même les conclusions et préconisations. Il est accablant pour Fred Célimène...

 

28 juin 2015, l’arrêté d’interdiction d’accès à l’université d’un mois pris le 29 mai 2015 par la présidente de l’université expire.

 

29 juin au 7 juillet 2015, pour empêcher MM. CELIMENE et LOGOSSAH de revenir sur leur lieu de travail, à l’université, la présidente de l’université et ses soutiens ont organisé un second plan que M. CONFIANT est encore chargé de conduire.

 

Ainsi, le 29 juin 2015, dès 4h30, M. CONFIANT fait dresser des barrages  devant l’entrée du campus de Schœlcher. Il se fait aider de manifestants qu’il a recrutés via des annonces depuis sa page facebook. Lors des barrages, sont brandies de nombreuses pancartes toutes destinées à livrer le CEREGMIA à la vindicte populaire, proclamant, entre autres : «  PROFS MAFIEUX STOP ; MAFIA DEWO (la mafia dehors) ; Ti volè la jol ! Gros volè ka kouri !! (les petits voleurs sont en prison ! les grands voleurs en liberté !!) ; une banderole hissée à l’entrée du campus annonçait : CEREGMIA : SA KI PA TAW PA TAW. ETI 9 MILION AN ? (CEREGMIA : ce qui n’est pas à toi ne t’appartient pas. Où sont les 9 millions d’euros ?  (doc 9 en ligne); tandis que des banderoles dénonciatrices ont été déployées sur tout le territoire martiniquais, affichées principalement sur les routes, banderoles sur lesquelles on pouvait lire par exemple : « CEREGMIA : PA Ni JiSTiS ? » (CEREGMIA, où est la justice ?) » (doc 10 en ligne).  Ces banderoles et pancartes étaient affichées dans plusieurs documents mis en ligne par M. CONFIANT sur son blog Montray Kreyol.

La présidente de l’université laisse les barricades se renouveler jusqu’au 7 juillet 2015.

 

7 juillet 2015, la présidente de l’université rend MM. CELIMENE et LOGOSSAH responsables du désordre créé par M CONFIANT et ses amis qui ont dressé les barrages à l’entrée du campus universitaire et prend un arrêté leur interdisant l’accès aux campus « jusqu’à la fin de toutes les procédures ». Aussitôt, M. CONFIANT adresse l’arrêté aux médias.

 

Il s’agit pour la présidente de l’université d’un moyen commode pour décapiter définitivement le CEREGMIA et assurer en douce sa destruction.

 

21 juillet 2015, le juge d’instruction du tribunal de  Grande Instance de Fort-De-France prend une ordonnance de non-lieu à propos de la plainte pour chefs de « diffamation, injure, menaces, harcèlements » déposée par la présidente de l’UAG contre les dirigeants du CEREGMIA en 2014. La présidente de l’université fait appel.

 

27 octobre 2015, un arrêt de la cour d’appel de Fort-de-France confirme le non-lieu pour les chefs de diffamation, injures, menace. Et demande un complément d’information pour le chef de harcèlement.

 

Etc.

 

Appels récurrents

 

Afin que le rocambolesque « arrêté  d’interdiction d’accès à l’université  jusqu’à la fin des procédures »,  pris à l’encontre de la direction du CEREGMIA le 7 juillet 2015, continue d’avoir ses effets, à savoir éloigner la direction du CEREGMIA pour favoriser le travail de destruction du laboratoire, il faut que les procédures continuent.

 

C’est pourquoi la présidente fait appel de tous les jugements : jugement disciplinaire comme jugements judiciaires. A noter que pour la présidente, les  appels sont « assez faciles » à interjeter puisque payés par l’argent public, et donc celui des contribuables, et non par ses ressources privées.

 

Mais en plus des appels, pour faire durer les procédures, la présidente de l’université est à la recherche permanente de nouvelles procédures à lancer contre la direction du CEREGMIA.

 

Ainsi, au mois de juillet 2015, elle a déposé une nouvelle plainte dite plainte complémentaire et portant sur les chefs de « faux en écritures publiques,  tentatives de faux en écritures publiques et usurpation de fonction » contre les trois membres du CEREGMIA. Il s’agit d’une plainte nominative visant MM. CELIMENE, LOGOSSAH et CARPIN.

 

Pourtant, bien que nominative, cette plainte est intégréé au dossier «détournements de fonds et escroquerie en bandes organisées au détriment de l’Union Européenne », lequel dossier, il faut le rappeler, est une plainte contre X qu’elle a déposé le 2 janvier 2014. Pourquoi ? (lire le doc22 en ligne dans la rubrique dossier).

 

Pour comprendre l’opération, il faut se rappeler qu’après plus de deux ans d’enquêtes, la police judiciaire n’a décelé aucun fait probant en mesure de justifier ne serait-ce qu’une simple garde à vue des dirigeants du CEREGMIA. Le dossier est donc totalement vide de faits probants. Aucune preuve de détournements de fonds n’a été mise en évidence. En conséquence aucune mise en examen n’a été prononcée.

 

Or, la présidence de l’université veut à tout prix obtenir une mise en examen des dirigeants du CEREGMIA dans ce dossier. D’une part afin d’accréditer ses accusations de détournements de fonds. D’autre part, et surtout afin de faire durer les procédures et de maintenir les responsables du CEREGMIA le plus longtemps possible à l’extérieur de l’Université.

 

 L’astuce consiste dès lors la présidente de l’UA à déposer une nouvelle plainte nominative dans la plainte contre X pour permettre au juge d’opérer des mises en examen nominatives. 

 

Les attaques, dénigrement, calomnies médiatiques contre le CEREGMIA, ses dirigeants, ses membres, se poursuivent encore aujourd’hui.

 

Mais cela convainc de moins en moins, que ce soit à l’extérieur de l’Université comme à l’intérieur (lire doc 11, doc 12,  en ligne).

 

A propos, le vice-président du pôle Guadeloupe, excédé, démissionne le 1er septembre 2014  et fait la déclaration publique suivante : « Les relations humaines au sein des pôles universitaires n’ont jamais été aussi exécrables, les souffrances morales sont quotidiennes, la recherche quant à elle est totalement sinistrée… Par ailleurs, le recours permanent aux médias (presses écrite, radio, télévision ou internet) en lieu et place des espaces de concertation et de discussion relève plus de la propagande que d’une saine communication. En faire une règle de gouvernance peut être perçu comme une insulte à l’intelligence des femmes et des hommes qui travaillent au sein de notre institution. La prolifération de pétitions et autre motions de soutien, non pas à une cause, mais à une personne donnée… contribue à dresser des collègues les uns contre les autres… Ne pouvant être plus longtemps, …, associé à une équipe politique que j’estime manquer cruellement d’impartialité, d’humanité et de volonté…J’ai pris la décision de mettre un terme à mon mandat de vice-président du Pôle Universitaire Régional de Guadeloupe. »  (doc 13 en ligne)

 

 

Conclusion : les accusations portées par la présidence de l’Université et ses soutiens dans les médias sont toujours présentées comme certaines.

 

Or, il importe de rappeler à nouveau que l’information pénale pour « détournement de fonds et escroquerie en bande organisée » est une information contre X, et qu’aucune enquête n’a conduit à ce jour à la condamnation ni même à la simple mise en examen d’aucun responsable du CEREGMIA pour détournements de fonds. Par ailleurs, aucun de ceux-ci n’a été simplement témoin assisté ou entendu sous le régime de la garde à vue. Leur audition a été libre comme celle de tous ceux qui ont été entendus à l’Université, y compris les accusateurs.

Alors, nous devons rappeler que selon le Conseil d’Etat, « la présomption d'innocence, qui concourt à la liberté de la défense et à la protection des droits de la personne, constitue une liberté fondamentale ; elle implique qu'en matière répressive, la culpabilité d'une personne faisant l'objet de poursuites ne puisse être présentée publiquement comme acquise avant que ne soit intervenue une condamnation devenue irrévocable ; [...] que les prises de position, en raison de leur contenu catégorique et de la manière désobligeante dont elles ont été exprimées, ne répondent pas à l’obligation de neutralité qui s’impose à toute autorité administrative et constituent, dans les conditions de l'espèce, une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale qu'est la présomption d'innocence ».

 

 

 

 

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